![]() |
![]() |
||||||||||||
|
TOURY est une petite ville fort ancienne. Sa terminaison en Y rappelle une origine celtique. Situé sur les confins des Carnutes et du diocèse d’ORLEANS, dont il faisait autrefois partie, ce lieu est désigné dans les Chartes du Moyen Age :
Les armoiries de Toury comportent un pain de sucre et une gerbe de blé. Elles ne sont nullement de création récente, comme pourrait le faire supposer le dessin du pain de sucre, elles existaient en 1874 lors de la création de la sucrerie actuelle et remontent à l'époque du 1er Empire, Monsieur GRENET étant maire, Maître de poste et sucrier. DATES IMPORTANTES : En 630, le roi Dagobert 1er donna aux religieux de Saint Denis plusieurs villas, situées dans les pagus d'Estampes et d'Orléans. Au nombre de ces dernières, nous trouvons Toury (Tauriacum), et Rouvray (Rubridum). Il les leur donna avec toutes les dépendances, droits de fiefs, terres, maisons, métairies, vignes, bois taillis, prés, etc... En 987, lorsqu'Hugues Capet devint roi, il n'est vraiment maître que des comtés de Paris, Etampes, Orléans. Les premiers capétiens ne perdront jamais de vue leur attaches orléanaises nouées au temps des luttes contre les normands, il y a tout un aspect Orléanais de leur vie et de leur politique ; ils vivent des revenus de leurs terres beauceronnes, ils chassent en foret d'Orléans. A la mort d'Hugues Capet, le roi Robert le Pieux confirma bien à l'Abbaye de Saint-Denis les immenses propriétés que lui avait concédées Dagobert, mais il ne prit aucune mesure pour les sauvegarder. Il faut aller jusqu'au règne de Louis le Gros pour voir mettre un terme aux déprédations des seigneurs. A cette époque, Toury (Tauriacum), le plus riche domaine de l'Abbaye, subit le sort des propriétés rurales qui furent dilapidées par les seigneurs, il eut particulièrement à souffrir des déprédations du seigneur Hugues du Puisent, qui, à tout moment, multipliait les actes de brigandage, rançonnant marchands et paysans, pillant les récoltes, incendiant les bâtiments. Les terres étaient laissées sans culture, les fermes ruinées n'étaient plus relevées ; bois, vignes, tout était à la merci de notre turbulent voisin qui ne laissait que ce qu'il ne pouvait pas emporter. Le prieuré, lui-même, était en partie détruit. Le roi Philippe étant mort à Melun le 29 Juillet 1108, le jeune Louis, son fils, se fit couronner à Orléans le 3 août sous le nom de Louis VI. La prévôté de Toury (Thauriacus) était alors administrée par Suger, moine de l'Abbaye de Saint-Denis, ami et conseiller du roi. En 1130, le pape Innocent II s'étant échappé des mains du roi de Naples et réfugié en France, reçoit l'Hospitalité de la ville d'Orléans où le roi Louis VI, la reine et leurs fils Philippe et Louis se rendent pour lui présenter leurs hommages. Suger les accompagnait. Tous logèrent à Toury (Thauriacus). En 1160, Simon, neveu de Suger, est prieur et curé des églises de Thoury –Toiri) et Thyvernon. En 118O, le roi Philippe-Auguste déclare que le droit de gîte remonte aux Mérovingiens, roi de la première lignée, qu'il serait indécent pour un roi d'allez à l'auberge, que TOIRI SERAIT LE GITE AUX ROYS. Le 9 Mai 1248, Saint Louis est à Toury (Toiri), venant d'Etampes. En 1364, Robert de Canolle, capitaine anglais, qui ravageait, pillait, brûlait tout sur son passage, n'épargna point Toury (Toiri). En 1403, l'écu d'or valait 22 sols 6 deniers ; le taux de l'intérêt était de 10 %. En 1412, alors que la paix venait d'être signée à Bourges et la Maison Royale réconciliée, Hélion de Jacqueville, qui tenait le parti de la Maison de Bourgogne, met le feu au château et au village de Toury (Thori) qui tenait pour le parti d'Orléans, ce qui fâcha extrêmement le duc de Berri et les autres princes par l'amitié qu'ils portaient à l'Abbaye de Saint-Denis, qui fit une perte considérable dans cet incendie. Le 26 Avril 1415, un acte du Prévost de Thoury en Beausse porte adhésion par les habitants du dit lieu, au traité de paix, passé entre Charles XI et le duc de Bourgogne. En 1422, le roi Charles VI n'était pas encore descendu dans le caveau de Saint-Denis que déjà, la Beauce appartenait, presque tout entière, aux Anglais, forts de nos discordes civiles. En 1426, sur l'ordre de Charles VII, Giraud de la Salière fortifie Thoury, et, attaqué par les Anglais, après de durs combats, fut obligé de leur abandonner le fort et le village. En 1466, Thoury est déjà une petite ville, nous y trouvons : la rue de la Franchise, rue du Coulions, rue du Four, rue Farouche, rue des Débiteurs, ruelle du Cimetière et ruelle d'Armonville. En 1513, les habitants d'Etampes ayant été avertis que la reine Anne de Bretagne viendrait dans la ville avec le roy, donnèrent ordre que l'on apportât incessamment de la campagne dans la ville, des vivres, afin que la Cour fût abondamment pourvue des choses nécessaires. La Cour était partagée pour la commodité de ceux qui la suivaient. En 1526, la France se ruina pour racheter son roi de la captivité et Thoury ne fut pas rempli d'enthousiasme en voyant passer à son retour d'Espagne ce monarque qui avait ruiné la campagne. Mais le roi ne leur tint pas rigueur et par la suite, il jeta un regard de bienveillance sur notre Beauce et voulut réparer les dommages qu'il lui avait causés. En 1562 la Reine Catherine de Médicis obtient de Condé la promesse d'une entrevue personnelle à Thoury, village de Beauce. Cette entrevue eu lieu le 6 Juin 1562, Antoine de Bourbon l'accompagnait. Le 10 Octobre 1564, Thoury voit passer la Reine de Navarre, soeur du Roi Charles IX, allant à Orléans et Vendôme. Le 16 Janvier 1573, s'arrête à Thoury le duc d'Alençon, frère de Charles IX ; le roi de Navarre, le duc de Guise, le fils du prince de Condé l'accompagnaient avec d'autres grands seigneurs. Les routes n'étaient pas sûres à quelques mois de la Saint-Barthélemy. Ils arrivèrent avec escorte, arquebuse, pistolet au point. Sous cette escorte, le groupe, assez hétérogène, franchit les dix lieues qui le séparaient d'Orléans et repartait le lendemain pour le siège de la Rochelle. Dix mois plus tard ce fut le tour d'Henri III et de Louise de Lorraine son épouse de passer par Thoury. Sous le rège dissolu du Mignon combien de pèlerinages à pied, de la part de ce roi et de son épouse, jusqu'à Chartres. Dans les Seize processions qu'ils firent dans cette ville, ils s'attardèrent dans le bourg de Thoury. Juin 1575, deuxième année du règne de Henri III, un édit de création d'un office de notaire royal en la Chastellenie de Thoury est promulgué, provision du dit office en faveur d'Adrien Mallescot. Nous serons quelques années sans voir le roi, une épidémie de choléra morbus s'étant abattue sur Thoury et les environs. Le 30 Janvier 1637, Louis XIII et son ministre le cardinal de Richelieu, passent à Thoury, le Roi allant en Provence pour repousser les Espagnols, maitres du Roussillon. Apparemment, le Roi ne continua pas son voyage car il était de nouveau à Thoury le 9 Février allant à Dourdan et de là à Versailles. Pendant la minorité de Louis XIV, la Fronde vint durant cinq ans désoler la France. Quelques notes et extraits des actes de l'Etat Civil de Thoury relatent les faits qui se passèrent dans notre contrée. Le 29 Janvier 1653 arrive à Thoury la duchesse d'Orléans, se rendant en cette ville pour la première entrée en son apanage. Protection qu'elle promet à Thoury, sur la demande du curé Haillard. Le 28 Juin 1659, Mazzarin prend gîte à Thoury, le lendemain il est à Orléans, se rendant à Chambord. Louis XIV et sa suite passent fréquemment à Thoury où ils couchent en allant et revenant de Chambord. Ces passages du Roi auraient dû être un divertissement pour la population, mais Louis XIV, était escorté d'un millier de soldats qui "causaient tant de désordre en une seule nuit, que les pauvres habitants n avaient plus de goût pour les véritables joies". En 1684, Louis XIV est à Thoury en revenant de Chartres, se rendant à Cléry et Chambord. Madame de Montespan était du voyage. Le 20 Septembre 1725, passage de la Reine d'Espagne et de Mlle ce Beaujollais. Le 28 Septembre 1725, le Roi de Pologne Stanislas, la reine Marie Leczinska et Madame Royale, allant à Chambord, s'arrêtent à Thoury. Le 7 Septembre 1726, Thoury voit passer Madame la duchesse de Bourbon (Douairière de Condé) et Monseigneur le duc d'Antin, fils de Madame de Montespan. Les habitants de Thoury, unissant leurs plaintes et leurs doléances avec tous les habitants des villes, bourgs et villages de la province, sur les nombreux impôts dont ils sont écrasés, sur les exemptions, privilèges et droits féodaux des Seigneurs et sur la mauvaise.administration de la justice, ils présentent à l'Assemblé préliminaire des députés d'Orléans pour les Etats Généraux, leurs remontrances. Le 14 Septembre 1790, la municipalité assemblée décide de tenir audience tous les lundi de chaque semaine, à 10 heures du matin, en la Chapelle de l'Hôtel-Dieu. Le 27 Août 1792, le secours de la Garde Nationale est nécessaire pour prévenir et dissiper les attroupements qui pourraient se faire pour empêcher de placer l'arbre de la Liberté. Les citoyens étant divisés en 2 parties : les uns, voulaient qu'il soit placé au puits de la halle ; les autres, devant l'église. L'arbre sera placé devant l'Eglise comme le lieu le plus propre pour recevoir le gage de notre Liberté. Nomination de l'officier public chargé des registres des actes de naissances, mariages, décès. Claude Fleureau est nommé. Le 5 Décembre 1830, inauguration du buste de Louis Philippe. Le 5 Décembre 1852, la proclamation de l'Empire, dans toutes les communes par les maires assistés de leur conseil municipal et des autorités civiles et militaires. La Proclamation de l'Empire aura lieu demain Dimanche sur la place publique, à 4 heures du soir. Le 19 Juillet 1870, le gouvernement impérial déclarait la guerre à la Prusse et le 27 Septembre, les Prussiens arrivaient dans notre région. Thoury fut le quartier général du Prince Albert de Prusse qui devait y rester jusqu'au 5 Octobre suivant avec 5.000 hommes et chevaux et 12 pièces d'artillerie de campagne, 3e corps d'armée, état-major général. Pendant tout, le temps de l'invasion, l'église servit de refuge aux prisonniers français. Le sol était recouvert de paille ; de distance en distance étaient placées des cuves plaines d'eau pour abreuver les prisonniers. La population ne pouvait leur porter des vivres, car les Prussiens s'y opposaient, ils furent très durs pour nos soldats et abusèrent cruellement du droit de guerre. La guerre terminée, la France panse ses blessures et nous voyons lentement notre petite ville se transformer. 1874, voit l'installation de la sucrerie par Monsieur Arthur LAMBERT. 1885, la création d'un bureau télégraphique. En vue de la réception en gare de la ligne nouvelle de Voves à Toury. Une décision ministérielle du 14 mars 1894 décidait de l'extension et du remaniement des installations de la gare. En 1899, la commune achète la boucherie PECHARD située sur la façade Est du Château, et décide la construction de l'actuelle Mairie, qui fut terminée en 1904. 1904, voit l'installation du service des eaux. Le chimiste départemental a fait prendre des échantillons d'eau dans différents puits de Toury. L'eau est excellente, l'écoulement se ferait très probablement dans la direction du Nord par la Juine. Mise en service des eaux : 1906. 1926, voit l'installation de l'électricité dans la ville. 1935, le numérotage des maisons. Août 1939, nouvelle guerre, nouvelle mobilisation. Les hommes sont appelés individuellement, la guerre de 1914 est encore dans toutes les mémoires et la consternation est générale. Le Mardi 6 Juin 1944, les troupes anglo-américaines débarquent en Normandie. Ce jour-là, commencent pour Toury les bombardements et les mitraillades (23 au total) qui devait durer jusqu'à l'arrivée des Américains le samedi 19 Août 1944. Le 8 Mai 1945, c'est enfin l'armistice, une immense vague d'enthousiasme dressa alors toute la population dans la joie de la paix retrouvée et de la liberté reconquise. 1954, la mise en service de la déviation. |
||||||||||||
| Tous droits réservés commune de Toury - 2010 | |||||||||||||