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Classée Monument Historique le 17 novembre 1908 Un peu d’histoire A la mort d’HUGUES CAPET, le roi ROBERT LE PIEUX confirma bien à l’abbaye de Saint Denis, les immenses propriétés concédées par Dagobert, mais il ne prit aucune mesure pour les sauvegarder. L’Abbé SUGER entreprit alors de reconstruire le château et un nouveau prieuré. Il travailla à la réédification de l’église. Le couvent de Saint Denis comptait alors dans ses dépendances environ 30 villages et lieux-dits : de THIVERNON à GUILLERVAL et de POINVILLE à TILLAY LE GAUDIN… SUGER pouvait se réjouir de la prospérité de sa prévôté. LOUIS VI LE GROS permet à l’abbaye d’établir un Marché tous les vendredis de chaque semaine. L’abbaye de TOURY fut la première à jouir des faveurs Royales, et, pour en conserver le souvenir, donna le nom de Franchises à l’une des ses rues. En 1160, SIMON, neveu de SUGER, est prieur et curé des églises de TOURY et THIVERNON. Jusqu’à la Révolution, les paroissiens donnent à l’église, à l’Hospice ou aux Maladreries des rentes à prendre sur leurs biens. Ces rentes se transmettaient de génération en génération. Les tombes étaient autrefois nombreuses dans notre église. Les registres paroissiaux nous donnent les noms de 300 personnes qui y furent inhumées aux XVIIème et XVIIIème siècles. On peut supposer qu’il y avait un ossuaire ou caveau dans lequel les ossements étaient déposés. VISITE Le PORCHE : On ne peut rien voir de plus gracieux que cette galerie de pierre que l’on a malheureusement mutilée, et qui s’étendait dans toute la largeur de la façade. Le Porche, comme l’église, a souffert de multiples déprédations lors des guerres de Religion. Le Porche a été restauré en 1996. A l’intérieur, une Nef ancienne, très large, que des collatéraux et une Tour sont venus grandir, du XIIème au XIVème. Les Piliers qui supportent cette Tour ont été refaits entièrement, pierre à pierre, tout le fond de l’église étant étayé. La Nef Centrale est séparée des bas-côtés par de gros piliers ronds surmontés de chapiteaux où apparaissent quelques feuilles plates et bouton. Des fenêtres ouvertes au-dessus des colonnes donnent une certaine clarté à l’intérieur de l’édifice. Les anciens bois de voûte ont été remplacés par des berceaux plâtrés, vers 1830. Les petites nefs ont été entièrement restaurées en 1996. Le Chœur, d’un style plus évolué (XIIIème), n’a pas de voûte, mais des naissances d’arceaux attestent qu’une voûte avait été prévue. Au Transept, l’église porte un caractère particulier qui semble indiquer de grandes restaurations vers les 14ème et 15ème siècles. Cette partie est une belle construction et les arcs en ogives ont l’ampleur de l’époque. La Charpente est massive et paraît remonter au XIIème, le toit aigu qui la recouvre est en ardoise : il devait être terminé par une large gouttière en pierre avec des gargouilles. On pense que cette ornementation a disparu avec l’encorbellement de la tour qui a été renversé par la foudre au XVIIIème, et n’a pas été relevé. La Tribune : La Tribune en chêne actuelle fut édifiée en 1900 par le curé HALLIER. Le Mobilier : Un Maître-autel de bois fut mis en place par les soins du curé HAILLARD. De chaque côté de ce maître-autel était un montant de pierre cannelée, surmonté d’une tête d’ange doré. Devant chaque montant de pierre, les deux saints actuellement sous les tribunes. A droite, l’autel de Saint Joseph ou du Sacré-Cœur.
En 1665, nous trouvons la pose d’une chaire. En 1720, nouvelle chaire, très probablement celle que nous voyons aujourd’hui, bois, sculptures et ferrements. Le banc d’œuvre en bois sculpté qui fait face à la Chaire date de 1753 est classé depuis le 21 février 2003. Le 22 juin 1750, assemblée annoncée à la grand-messe et tenue au banc d’œuvre, Julien et Jean-Baptiste NORMAND, frères serruriers à Janville, fourniront et poseront à la façade du chœur, depuis les 2 pilastres posés déjà en fer jusqu’au deux premiers piliers, une grille de fer posant sur les lambris, fermant par devant le dit chœur jusqu’à la hauteur de 5 pieds 2 pouces. Le tout conformément au dessin parafé par les habitants. La Révolution devait nous enlever ces grilles. D’autres furent installées datant de 1848 et furent enlevées en 1962. En 1969, le curé DOUIN fait poser les portes de ces grilles à l’entrée actuelle du presbytère. Quant aux bancs, 10 ans ont été nécessaires pour les remplacer tous de 1753 à 1763. Les Fonds Baptismaux en marbre datent de 1883. Le Chemin de Croix date du XIXème siècle, époque où toutes les peintures du chœur ont été enlevées, ainsi que le revêtement intérieur. L’Aigle Lutrin, en bois sculpté du XVIIIème siècle est classé le 17 novembre 1908. Monseigneur GALLARD, archevêque de Reims, offrit à l’église de TOURY, une jolie Croix d’ébène avec une garniture d’argent, croix reliquaire renfermant dans un médaillon de bois de la vraie croix. Le curé CHAUVEAU, curé de Toury de 1961 à 1965 fait installer l’électricité pour l’éclairage, les Orgues et les Cloches. Le chauffage suspendu et la sonorisation datent de 2002. Les Vitraux : Notre église était très sombre ; le curé THIRANT a ouvert et garni de vitraux les trois verrières au-dessus des autels et placé des vitraux dans toutes les ouvertures petites ou grandes. Les trois grands du fond et un de chaque côté ont été cassés par les bombardements de 1944 et remplacés par des vitraux à dessins géométriques dans les tons jaunes et verts. Le vitrail de Notre Dame de Lourdes (nef sud) a été restaurée en 1999. Les autres vitraux datent de 1870.
Les Tableaux : |
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