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L'église

Classée Monument Historique le 17 novembre 1908

Un peu d’histoire

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Les premiers renseignements concernant notre église datent de 630, époque où le roi DAGOBERT 1er donna aux religieux de Saint Denis plusieurs villas situées dans les parages d’ETAMPES et d’ORLEANS et notamment à ROUVRAY et TOURY.

Il y avait alors à TOURY, la Villa Régia, résidence Royale et la villa ordinaire pour les religieux qui fondèrent un oratoire sous le vocable de Saint Pierre.

A la mort d’HUGUES CAPET, le roi ROBERT LE PIEUX confirma bien à l’abbaye de Saint Denis, les immenses propriétés concédées par Dagobert, mais il ne prit aucune mesure pour les sauvegarder.

A cette époque TOURY, le plus riche domaine de l’Abbaye subit le sort des propriétés rurales qui furent dilapidées par les seigneurs, il eut particulièrement à souffrir des déprédations du seigneur d’HUGUES DU PUISET, qui, à tout moment, multipliait les actes de brigandage, rançonnant marchands et paysans, pillant les récoltes, incendiant les bâtiments. Le prieuré, lui-même, était en partie détruit.

Sous le règne de LOUIS VI, la prévôté de TOURY était alors administrée par SUGER moine de l’Abbaye de Saint Denis, ami et conseiller du roi en 1122.

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L’Abbé SUGER entreprit alors de reconstruire le château et un nouveau prieuré. Il travailla à la réédification de l’église. Le couvent de Saint Denis comptait alors dans ses dépendances environ 30 villages et lieux-dits : de THIVERNON à  GUILLERVAL et de POINVILLE à TILLAY LE GAUDIN
Le bourg de TOURY en était le chef.

SUGER pouvait se réjouir de la prospérité de sa prévôté. LOUIS VI LE GROS permet à l’abbaye d’établir un Marché tous les vendredis de chaque semaine.

L’abbaye de TOURY fut la première à jouir des faveurs Royales, et, pour en conserver le souvenir, donna le nom de Franchises à l’une des ses rues.

En 1160, SIMON, neveu de SUGER, est prieur et curé des églises de TOURY et THIVERNON.

 Eglise-5.jpg En 1180, le roi PHILIPPE AUGUSTE déclare qu’il serait indécent pour un roi d’aller à l’auberge, et que TOURY serait « Le GITE AUX ROYS ».
Alors les rois défilent à TOURY : SAINT LOUIS – CATHERINE DE MEDICIS – CHARLES IX – Le ROI DE NAVARRE – le DUC DE GUISE – HENRI III – HENRI IX – LOUIS XIII  et LOUIS XIV.
Cette liste est extraordinaire, alors, pensez, que lorsque vos pas résonnent sur les dalles du chœur, que nos rois, se sont agenouillés, là…. Mais aussi d’autres personnages historiques comme MAZARIN - RICHELIEU – Me DE MONTESPAN – Me DE MAINTENON – etc…

Jusqu’à la Révolution, les paroissiens donnent à l’église, à l’Hospice ou aux Maladreries des rentes à prendre sur leurs biens. Ces rentes se transmettaient de génération en génération.

Les tombes étaient autrefois nombreuses dans notre église. Les registres paroissiaux nous donnent les noms de 300 personnes qui y furent inhumées aux XVIIème et XVIIIème siècles. On peut supposer qu’il y avait un ossuaire ou caveau dans lequel les ossements étaient déposés.

VISITE

Le PORCHE :

Autrefois, on entrait dans l’église par trois portes ogivales correspondant aux trois nefs et aux trois entrées du Porche. Une de ces portes a été supprimée avec une partie du Porche au XVIIème vraisemblablement en 1763.

On entre aujourd’hui par un Porche qui se compose de six ouvertures. Celles de droites et de gauche, qui y donnent accès, reposent sur des chapiteaux soutenus par deux colonnes géminées : les trois intermédiaires reposent sur un mur d’appui et sont ainsi plus élevées que les deux autres.

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On ne peut rien voir de plus gracieux que cette galerie de pierre que l’on a malheureusement mutilée, et qui s’étendait dans toute la largeur de la façade. Le Porche, comme l’église, a souffert de multiples déprédations lors des guerres de Religion. Le Porche a été restauré en 1996.

A l’intérieur, une Nef ancienne, très large, que des collatéraux et une Tour sont venus grandir, du XIIème au XIVème. Les Piliers qui supportent cette Tour ont été refaits entièrement, pierre à pierre, tout le fond de l’église étant étayé.

La Nef Centrale est séparée des bas-côtés par de gros piliers ronds surmontés de chapiteaux où apparaissent quelques feuilles plates et bouton. Des fenêtres ouvertes au-dessus des colonnes donnent une certaine clarté à l’intérieur de l’édifice. Les anciens bois de voûte ont été remplacés par des berceaux plâtrés, vers 1830.
Autrefois, la nef principale, dans sa partie supérieure, était garnie de poutres de traverses ; celles-ci jugées inutiles, furent enlevées en 1849.

Les petites nefs ont été entièrement restaurées en 1996.

Le Chœur, d’un style plus évolué (XIIIème), n’a pas de voûte, mais des naissances d’arceaux attestent qu’une voûte avait été prévue.

Au Transept, l’église porte un caractère particulier qui semble indiquer de grandes restaurations vers les 14ème et 15ème siècles. Cette partie est une belle construction et les arcs en ogives ont l’ampleur de l’époque.

La Charpente est massive et paraît remonter au XIIème, le toit aigu qui la recouvre est en ardoise : il devait être terminé par une large gouttière en pierre avec des gargouilles. On pense que cette ornementation a disparu avec l’encorbellement de la tour qui a été renversé par la foudre au XVIIIème, et n’a pas été relevé.

Le Clocher soutenu par quatre contreforts, est ajouré par des fenêtres à lancette. Dans le clocher, trois cloches prennent part aux évènements gais ou tristes de la cité.
Toutes trois ont un âge respectable : Adèle fut mise en place en 1829, Marie et Isabelle en 1862.

Au nord une Tourelle octogonale contient un escalier à vis conduisant au clocher. Sur la face ouest de celui-ci était autrefois le cadran de l’Horloge. En 1853, on fit l’acquisition d’un nouveau cadran posé au pignon de l’église pour être plus en vue. C’est le cadran actuel.

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La Tribune :

La Tribune en chêne actuelle fut édifiée en 1900 par le curé HALLIER.

Les Orgues :

En 1856, un premier orgue, vraisemblablement modeste, fut construit avec des matériaux de récupération.
Le 1er août 1900, la construction d’un orgue plus important est confiée aux Ateliers de l’Abbé TRONCHET qui récupère quelques vestiges de l’ancien instrument au niveau de sa tuyauterie.

Le 14 octobre 1900, l’orgue est inauguré par M. DELANGLE, organiste de la Cathédrale de Chartres.

Dernier entretien en 1977.

Rénovation complète en 2003.
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Le Mobilier :

Un Maître-autel de bois fut mis en place par les soins du curé HAILLARD. De chaque côté de ce maître-autel était un montant de pierre cannelée, surmonté d’une tête d’ange doré. Devant chaque montant de pierre, les deux saints actuellement sous les tribunes.
Statues de SAINT EVEQUE à gauche et de SAINT LAURENT à droite, deux stucs datant de 1795 et classés le 21 février 2003.

L’autel de bois du XVIIème siècle fut remplacé par l’Autel de pierre actuel ; de pierre également les autels des petites nefs. A gauche l’autel de la Vierge Marie
A droite, l’autel de Saint Joseph ou du Sacré-Cœur.

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En 1665, nous trouvons la pose d’une chaire.

En 1720, nouvelle chaire, très probablement celle que nous voyons aujourd’hui, bois, sculptures et ferrements.

Le banc d’œuvre en bois sculpté qui fait face à la Chaire date de 1753 est classé depuis le 21 février 2003.

Le 22 juin 1750, assemblée annoncée à la grand-messe et tenue au banc d’œuvre, Julien et Jean-Baptiste NORMAND, frères serruriers à Janville, fourniront et poseront à la façade du chœur, depuis les 2 pilastres posés déjà en fer jusqu’au deux premiers piliers, une grille de fer posant sur les lambris, fermant par devant le dit chœur jusqu’à la hauteur de 5 pieds 2 pouces. Le tout conformément au dessin parafé par les habitants.

La Révolution devait nous enlever ces grilles. D’autres furent installées datant de 1848 et furent enlevées en 1962. En 1969, le curé DOUIN fait poser les portes de ces grilles à l’entrée actuelle du presbytère.

Quant aux bancs, 10 ans ont été nécessaires pour les remplacer tous de 1753 à 1763.

Les Fonds Baptismaux en marbre datent de 1883.

Le Chemin de Croix date du XIXème siècle, époque où toutes les peintures du chœur ont été enlevées, ainsi que le revêtement intérieur.

L’Aigle Lutrin, en bois sculpté du XVIIIème siècle est classé le 17 novembre 1908.

Monseigneur GALLARD, archevêque de Reims, offrit à l’église de TOURY, une jolie Croix d’ébène avec une garniture d’argent, croix reliquaire renfermant dans un médaillon de bois de la vraie croix.

Le curé CHAUVEAU, curé de Toury de 1961 à 1965 fait installer l’électricité pour l’éclairage, les Orgues et les Cloches.

Le chauffage suspendu et la sonorisation datent de 2002.

Les Vitraux :

Notre église était très sombre ; le curé THIRANT a ouvert et garni de vitraux les trois verrières au-dessus des autels et placé des vitraux dans toutes les ouvertures petites ou grandes. Les trois grands du fond et un de chaque côté ont été cassés par les bombardements de 1944 et remplacés par des vitraux à dessins géométriques dans les tons jaunes et verts.
Le vitrail du milieu représentait le Martyr de Saint Denis.
Le vitrail de gauche représentait Saint Jean et Marie-Madeleine pied de la Croix.
Le vitrail de droite, l’atelier de Nazareth.

Le vitrail de Notre Dame de Lourdes (nef sud) a été restaurée en 1999. Les autres vitraux datent de 1870.

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Les Tableaux :

M. GALLARD, maître de Poste, descendant d’une des plus anciennes familles de Toury, fut un bienfaiteur de l’église à laquelle il fit don d’un ostensoir d’argent massif et de trois tableaux : au-dessus de l’orgue.
Au milieu, un grand tableau de la Pentecôte ou Descente du Saint Esprit.
A gauche, Résurrection, et à droite Déploration, deux huiles sur toile du XVIIIème siècle classées le 21 février 2003.
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Au-dessus du Banc d’œuvre, tableau de la Vierge Marie à l’Enfant et Anges Musiciens, huile sur toile de l’école espagnole du XIXème siècle, classée le 21 février 2003.

Dans la nef « sud », tableau de la Présentation de l’Enfant Jésus au Temple, huile sur toile du XVIIIème siècle classée le 21 février 2003.



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